• fr
  • nl
  • de
  • Retour vers tous les projets

    Une école en projets

    Saint-Louis Amercoeur Liège

    1999

    Structure d’accueil du projet

    L’école Louise de Marillac est une école secondaire professionnelle de petite taille qui forme des jeunes dans les sections vente-étalage, travaux de bureau et auxiliaire familiale et sanitaire. De nombreux élèves sont déjà passés par nombre d’écoles et certain-e-s ont connu le placement en institution.

    Constats  et ressources de  départ

    Les problèmes sont ceux rencontrés traditionnellement dans ce types d’école :   absentéisme, arrivées tardives, réactions épidermiques à la norme, difficultés des professionnels pour gérer les classes et le comportement de certains élèves; manque d’opportunités des jeunes pour s’épanouir, découvrir leurs potentialités et gérer leur temps libre. Néanmoins des ressources existent : l’ambiance d’école est bonne et on trouve un noyau de professeurs très motivés.  L’école a une tradition d’ouverture vers l’extérieur et les actions proposées s’inscrivent à la suite de projets qui se tiennent déjà dans l’école. Au démarrage du projet, d’autres  projets aidés/subsidiés sont  en cours autour des problèmes socio-affectifs et de contraception.

    Objectifs et concrétisation du projet

    Deux publics sont visés par le projet, l’idée étant que l’on doit agir simultanément sur le bien-être et la motivation des élèves et équipe scolaire

    Le personnel enseignant et éducatif a participé à chaque rentrée à un team building animé par des professionnels. Le but était de renforcer la cohésion et la motivation individuelle et collective au sein du groupe.

    Les élèves  ont tous profité du projet même si certaines activités concernaient de plus petits groupes. Certaines actions ont concerné l’embellissement du  cadre de vie   (rafraîchissement  du réfectoire, de la cour avec les élèves). A la rentrée scolaire, une journée sportive était organisée pour favoriser l’accueil des jeunes.  Les cours s’arrêtaient aussi dans toutes les classes durant la semaine de la créativité. Une palette d’ateliers ont été proposés  par des professionnels hors école et par des professeurs et éducateurs de l’établissement scolaire : ateliers ‘nature’, presse et supports médiatiques, sculpture, chant du proche orient, fresque, peinture, B.D., masques, danse africaine ou orientale, théâtre, percussions et vidéo (dont certaines réalisations étaient montrées à la fête de l’école). Le but de ces  ateliers artistiques  était de promouvoir les interactions positives entre les jeunes et les adultes mais aussi de permettre aux jeunes de s’exprimer et de se valoriser autrement; également d’éveiller des envies et passions au départ desquelles pourraient se développer des compétences durables et valorisables dans le parcours personnel et professionnel.

    Par ailleurs et en alternance avec les ateliers de créativité, une  semaine de la citoyenneté était organisée en phase avec le concept d’école élargie. C’était l’occasion pour les élèves de se familiariser avec le travail mené au sein des associations sociales liégeoises, de s’ouvrir à l’engagement social, citoyen et ouvert sur le monde. Certaines classes de l’école ont aussi  entretenu une correspondance épistolaire  avec d’autres jeunes au Maroc ou à Marseille. Des groupes d’élèves sont partis en voyage culturel en Italie, en Turquie et au Maroc comme ambassadeurs et témoins, ce après un long processus de préparation qui a impliqué quelques parents.       

    Progrès réalisés – points forts

    Les professeurs se sont révélés plus soudés grâce au team building. La majorité des enfants ont exprimé du plaisir et plus de motivation. L’absentéisme scolaire a diminué. L’ambiance de l’école s’est transformée positivement. Les voyages culturels ont permis de renforcer la cohésion du groupe mais aussi au sein de l’école. On a vu des jeunes filles effacées jouer parfaitement leur rôle d’ambassadeur et de reporter.

    Les jeunes étaient fiers de ce qui était réalisé dans l’école ! La population de l’école a d’ailleurs très fortement augmenté dans les années 2000 à 2010. L’engouement était tel que l’école a poursuivi la plupart des projets dans les années qui ont suivi. Les semaines « passions » (de créativité et de citoyenneté) ont été organisées jusqu’en 2011 et les teams buildings impliquant les élèves ont été organisés jusqu’en 2012.

    Effets positifs non attendus

    Encore aujourd’hui, Monsieur Gabriel revoit régulièrement des anciens qui lui disent combien les projets de cette époque leur ont permis de s’épanouir.  Il en connaît même trois qui sont devenus animateurs suite aux projets menés. L’expérience a  joué sur leur orientation professionnelle.

    Difficultés et résistances

    Il est resté difficile de motiver et d’impliquer tous les professeurs.  Le turn-over des enseignants et des responsables a ajouté à la complexité. Les professionnels ont pris conscience de la nécessité de travailler bien en amont la question des valeurs et de la citoyenneté dans la mesure où un nombre significatif de  jeunes (surtout garçons) ne se sont pas montrés ouverts  au bénévolat et aux actions solidaire (des jeunes n’ont pas voulu ‘s’abaisser’ à servir à table au resto du coeur).

    Les promoteurs de projet ont  constaté  une grande difficulté à mobiliser les parents même si c’était un objectif de départ et si certains parents ont aidé ponctuellement. Les enseignants ont par ailleurs constaté le besoin de certaines élèves (et notamment de jeunes filles) de se préserver un espace de ‘liberté’ loin d’un univers familial contraignant et contrôlant.

    Signalons aussi des difficultés administratives pour arriver à faire voyager certains élèves ne disposant pas des ‘papiers officiels’ requis.

    Poursuite, devenir du projet

    Durant le projet, l’école avait déjà  fusionné avec le collège Saint Louis au sein d’une structure scolaire  plus large. L’école a pris le nom de ‘Saint Louis Amercoeur’. A la fin du soutien de la Fondation, les principales activités ont continué à bien fonctionner tant que les directions successives ont encouragé les projets. De 2005 à 2011,  l’école a ainsi pu compter sur le soutien des Fonds Rosat-Colin et sur le dynamisme de certains professeurs et éducateurs. Le changement de direction intervenu en 2010 a entraîné notamment un moindre investissement dans les activités extrascolaires. La population de l’école a commencé à diminuer à tel point que le Collège Saint-Louis a décidé en 2016 de fermer l’implantation d’Amercoeur. Depuis septembre 2017, les professeurs et élèves d’Amercoeur ont donc dû se déplacer dans l’implantation Longdoz.

    Personne de contact

    Ancien promoteur de projet : Monsieur Bernard Gabriel   bernard.gabriel@skynet.be

    Retour vers tous les projets