• fr
  • nl
  • de
  • Retour vers tous les projets

    Jardinons à l’école

    Ecole libre Sacré-Cœur Gilly Sart-Allet

    2011

    Structure d’accueil du projet

    L’école primaire et maternelle libre du Sacré-Cœur à Sart-Allet est une petite structure située dans un quartier peu favorisé et assez ‘gris’ en périphérie de Charleroi.

    Constats et ressources de départ

    Au départ, les  élèves sont peu motivés dans leur scolarité et peu encouragés à la maison. Ils quittent peu les limites de  leur quartier. Ils sont souvent remuants en classe et peuvent difficilement tenir en place. Les bâtiments et la cour de l’école sont anciens et en assez mauvais état.  C’est aussi le cas du jardin qui offre par ailleurs  un potentiel d’exploitation ‘verte’ et éducative repéré par les deux institutrices à la base du projet qui vont suivre différentes formations ciblées. En février 2011, grâce à des dons récoltés via une émission de radio (Bel RTL), l’école avait déjà commencé l’aménagement de carrés de jardins. Par ailleurs, des contacts avaient été rapidement amorcés avec les responsables de JAQUADY (‘Jardins partagés’ de Marchienne) en vue de créer des collaborations.

    Objectifs et concrétisation du projet

    Concrètement le potager a été aménagé, embelli pour et avec les élèves.  Selon les saisons, ils  y font pousser des fraises, des oignons, des pommes de terre. Toutes les classes maternelles et primaires participent à leur niveau au projet même si chaque groupe d’enfants  reçoit des animations adaptées à leur âge.

    Une fois par semaine, le plus souvent le vendredi après-midi, des groupes d’enfants des classes primaires se répartissent entre différents ateliers : certains jardinent, d’autres s’occupent des enclos de lapins et de poules ; d’autres encore font des jeux, activités au départ d’observations des saisons, des températures, de calcul d’aires…

     Dans les classes,  les apprentissages scolaires de base prennent ainsi largement appui sur le projet ‘jardin’ et les sous-thématiques traitées. Des panneaux et dossiers  didactiques  sont fabriqués sur base des activités et expérimentations scientifiques. Les enfants prennent eux-mêmes des photos des réalisations. Une station météo a pris place dans la cour. Des sorties  et rencontres sont  également organisées  aux jardins partagés. ‘Jaquady’  offre régulièrement  graines, semis  et conseils. Ce label et ce partenariat donnent du prestige au projet.

    Les légumes cultivés et ceux éventuellement reçus ou cueillis en dehors de l’école (champignons, pommes) sont préparés dans une cuisine qui a été aménagée. Ils sont ensuite stockés et ressortis à diverses occasions dont le marché de noël ou la fancy-fair, journée ‘portes ouvertes’ où les parents sont invités.

    Un vestiaire a été aménagé que les enfants puissent y chausser et remiser les bottes, se laver les mains…Le matériel de jardinage acheté et mis sous abri dans un abri de jardin solide.

    Des tables de pic-nic ont été aménagées comme la cour de récréation rénovée et divisée en zones distinctes d’activité favorisant les activités variées calmes et respectueuses d’autrui durant les récréations.

    Progrès réalisés – points forts du projet

    Le comportement en dehors de la casse change souvent du tout au tout. Et les enfants a priori peu intéressés et perçus comme paresseux s’illuminent dans cet autre environnement.

    La direction et l’ensemble des  enseignantes s’impliquent dans le projet et voient des transformations positives. Elles s’accordent pour dire qu’il n’y a pas de problèmes de discipline durant les activités ‘jardin’, même chez les enfants qui se montrent les plus difficiles en classe. Au fur et à mesure, les enfants se montrent plus joyeux, se confient plus aux adultes. Au niveau des matières scolaires, les enseignantes confirment que partir du concret  motive les enfants  à calculer et essayer de comprendre une matière scolaire. Dans les différentes activités, ils ne se rendent pas compte qu’ils ont ‘cours de science’ et ils retiennent beaucoup mieux et pour plus longtemps. Ils rédigent les invitations ou livres de recettes avec soin.

    Certains enfants s’intéressent progressivement aux métiers liés au jardin et à l’environnement  ce qui est important dans un contexte social et économique très morose.

    Faire entrer les parents à l’école et rendre une fierté à l’école et aux élèves était utile. Beaucoup d’acteurs scolaires et sociaux ainsi que des journalistes ont permis d’atteindre ces buts en montrant leur intérêt et leur admiration pour le projet.

    Effets positifs non attendus

    Bon nombre de voisins et parents se sont mobilisés pour prêter leur cuisine au début, pour surveiller et soigner le jardin ou prendre soin des animaux durant les congés. Certains participent désormais aux activités des jardins partagés. De bouche à oreille, le projet a rapidement fait la publicité de l’école qui a vu les demandes d’inscriptions augmenter.

    Difficultés et résistances

    Le projet dépend  trop  de la disponibilité du jardinier de l’école pour les gros travaux comme la tonte. On ne peut être sûr de la sécurisation du matériel. C’est ainsi qu’une remorque a été volée.

    Poursuite du projet

    Nous travaillons au jardin très régulièrement: pour les leçons de math, d’éveil, de français. Nous avons participé à une formation « Tous dehors!” pour découvrir d’autres activités à réaliser dans notre jardin, une autre façon de réaliser des apprentissages.

    Nous travaillons également avec le groupe Hypothèse en sciences pour la découverte du sol et sous-sol. Les jardins de Villers viennent aussi faire des activités pour le compost de même que l’ICDI

    ( ramassage des détritus) ‘Comment réduire les déchets de nos classes et composter’

    Nous travaillons avec les classes maternelles le vendredi après-midi. Parrainage d’un petit par un grand. On plante, récolte, on tond, on désherbe.”

    Contact

    Montluc Stéphanie: directrice: 071/412007

    Tourneur Nathalie: enseignante

    Marsick Cécile : enseignante

    Retour vers tous les projets