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  • Une crazy machine pour valoriser les sciences et technologies en favorisant l’accrochage scolaire.

    Les élèves et enseignants de la Classe Atelier(s) de l’Institut Technique et Commercial des Aumôniers du Travail à Boussu, représentés par Olivier Vercauteren en Ludovic Rupini.

    Le projet crazy machine est un projet mobilisateur mené par des élèves et des enseignants au sein d’une structure l’accrochage scolaire, la Classe Atelier(s). Innovateur, un tel projet stimule de nombreuses compétences scientifiques et technologiques à travers la création et la présentation d’une machine.

    Aussi, l’aventure est émancipatrice et ludique. Ludique car la machine se définit comme « folle ». Elle met en œuvre une réaction en chaine volontairement complexe, de la manière la plus absurde et la plus drôle possible. Emancipatrice parce qu’elle éveille de muliples talents. La mobilisation en groupe autour de cette construction permet l’entraide, source d’expérimentations et de créativités partagées.

    Cette entreprise a été facilité par la structure pédagogique de la Classe Atelier(s) qui permet une large liberté d’action à travers ses projets et sa volonté de décloisonner les matières. En effet, depuis 1987, aux Aumôniers du Travail de Boussu, cette structure pédagogique singulière se réinvente au quotidien afin de privilégier les stratégies coopératives. Son ambition affirmée est de réconcilier le jeune et ses parents avec le monde de l’école.

    C’est dans ce contexte que, lors d’un conseil de tous, les enseignants ont proposé aux élèves de réaliser une crazy machine et de la présenter à un concours organisé par Google et l’UMons. Un thème était imposé : la frite belge.

    Les élèves volontaires n’ont pas manqué d’imagination. La machine raconte l’histoire d’un super héros national, une frite scientifique à la recherche de sel dans l’espace. Ils l’appelleront Dirk Fritmout.

    Au-delà de la construction manuelle et technique, des nombreuses compétences scientifiques ont été mobilisées, tantôt issues de la physique et de la mécanique, tantôt issues de la géographie. En effet, plutôt que de se limiter à un tâtonnement par essais et erreurs, un regard scientifique a été porté sur quelques étapes de la construction, notamment en y reliant des concepts mathématiques et scientifiques tels que : la notion de forces, les leviers et les systèmes de poulies en sont quelques exemples. Dans cette vision, la crazy machine s’est véritablement transformée en un grand laboratoire.

    Dans le cadre de ce projet, les élèves ont envoyé un ballon sonde dans la stratosphère. Equipée d’une nacelle contenant deux caméras et différents instruments de mesures, plusieurs données ont pu être analysées en classe. Les nombreux échanges ont notamment pu mettre en lumière les enjeux écologiques actuels.

    Au-delà du succès rencontré lors du concours, les résultats obtenus ont été importants : un projet facultatif qui a finalement permis une adhésion totale des élèves, un taux d’absentéisme réduit, des problèmes disciplinaires apaisés, une sentiment d’appartenance renforcé, des prises de responsabilités, une participation accrue aux cours et aux ateliers organisés par la classe, la réalisation d’un blog contenant articles, photos et vidéos, de meilleurs résultats scolaires dans les branches concernées…

    Qui a dit que les sciences, les mathématiques et les technologies étaient ennuyeuses ?

    Nous réitérons l’expérience cette année. Nous sommes actuellement en plein projet crazy machine sur le thème de Léonard de Vinci… www.lesheritiersducryptex.com